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Brigade Motorisée 5
russoswiss
 

Ce qui suit est une traduction de l'excellent reportage de l'utilisateur  twower fair le 12 et le 13 octobre 2010 au sein de la 5ème brigade motorisée de Taman. Twower a passé deux jours parmi les soldats, sans aucune censure de la part du commandement de brigade. La 5ème brigade motorisée est une unité a bien des égards expérimentale et ne peut être considérée comme représentant l'unité standard des forces armées russes. Malgré tout, je trouve qu'il est intéressant de voir les nouveautés qui sont testées au sein de la brigade avant d'être introduites dans le reste de l'armée.

Twower nous a promis prochainement un reportage de la 20ème brigade motorisée, basée près de Volgograd. Le reportage promet d'être intéressant et sera traduit en temps voulu après sa parution.

Le reportage est en six parties qui seront traduites et publiées dans les jours qui suivent. La partie une est publiée si-dessous. Traduction destinée surtout à la communauté russophile francophone. 

Original de le la premiere partie: http://twower.livejournal.com/397173.html


*  *  *  


Brigade Motorisée 5. Première Partie. Sport


 

Mon séjour auprès de la 5 brigade motorisée de Taman a eu lieu du 12 au 13 octobre. Je suis accueilli dès l'entrée à la base par le lieutenant-colonel Mordvitchev, cmd rempl br 5, qui me conduit de suite au musée de la brigade. Tout de suite après, me voila dans la salle de sport, où s'entrainait la compagnie dont j'allais suivre la vie durant deux jours.


 

A l'entrée de la salle de sport se trouve un objet qu'on ne s'attend pas forcement de voir à l'armée. Un distributeur de boissons. Il marche et y en a qui s'en servent!



 

La cp fus mot 1 faisait du sport dans plusieurs salles à la fois. J'ai visité chaque salle. Première impression – putain de merde, ça en jette! Bien sur, si vous êtes un abonné de fitness, les infrastructures ne vous étonneront pas. Mais on ne s'attend pas de trouver une telle richesse d'appareils de musculation en tout genre à l'armée
.




 


Les soldats ne sont pas laissés sans surveillance. Des coachs spécialisés en éducation physique sont là pour les conseiller.



 


Le
groupe des coachs comporte 16 spécialistes. Tous ont reçu une instruction dans les écoles spécialisées dans la vie civile. Certains sont des conscrits, d'autres sont sous contrat.


 


V
u le nombre de salles, il y a aussi des officiers d'autres unités qui s'entrainaient pour améliorer leur condition physique.


 



Encore quelques clichés de soldats en pleine musculation.







Une compétition entre sections.  

 



 

Les soldats ont quatre heures de sport par jour. Après le repas du midi, nous revoilà de nouveau dans la salle de sport.


 

Un petit hic dans le jeu – une chaussure s'envole


 

Les parties sont courtes, car tout le monde doit avoir le temps de jouer. Notez le rire des soldats, qui ont l'air de bien s'amuser

 


Les différentes unités au sein de la brigade tiennent régulièrement des championnats et compétitions.

J'ai pu parler avec le commandant du groupe d'instructeurs sport, qui m'a révélé beaucoup d'informations concernant l'éducation physique au sein de la brigade. Ainsi, beaucoup d'attention est portée au sport et la condition physique des hommes. Certains officiers ont essayé d'agir selon de vielles habitudes et d'empêcher leurs soldats de s'entrainer et les occuper à autre chose. La sanction fut immédiate: 3 commandants de bataillons ont perdu leurs postes, ainsi que quelques commandants de compagnies. Suite à cela, le désir parmi les officiers d'améliorer les résultats sportifs a nettement augmenté.

L'intensification de l'éducation physique est une expérience commencée l'année dernière. Les premiers résultats furent très négatifs: 67.7% des militaires avaient des résultats "insuffisants" et seulement 1.7% avaient des résultats "excellents". En avril 2010, les résultats s'étaient nettement améliorés. 30.8% avaient d'excellent résultats, seulement 2.3% des résultats insuffisants. La falsification des résultats est impossible: la brigade est sous l'œil attentif des instances supérieures. Les inspections surprises sont courantes, les commissions regardent le vrai état des choses, pas seulement les papiers qu'on leur donne. Ainsi, quelques officiers du commandement de brigade n'ont pas pu décrocher les points nécessaires. En conséquence, on leur a supprimé toute une série de bonus au salaire. Ils ont du s'entrainer en toute urgence pour se rattraper.

A propos, le chef de le section d'instructeurs d'éducation physique reçoit 18 000 roubles par mois, avec un bonus de 34 000 selon l'Ordre 400. Pas mal du tout.

J'ai posé la question aux instructeurs: que faire d'un soldat qui est d'emblée physiquement faible et n'arrive juste pas à atteindre le nombre de points nécessaires. "Ça s'arrange" me répond-t-on. "Nous informons le chef d'unité de la situation pour qu'il donne au soldat du temps pour des entrainements supplémentaires." Je demande aux soldats si c'est vrai ce que m'as dit l'instructeur. Ils me répondent que de temps à autre ça arrive, mais des entrainements supplémentaires et particuliers sont rares.  
 

L'Ordre 1115 du Ministre de la Défense, qui introduit un système de bonus pour les officiers et les soldats sous contrat pour l'obtention de grades sportifs (propre au système sportif de l'ex-URSS – note du traducteur) n'est pas encore appliqué. On m'informe que le payement des bonus débutera après les vérifications finales annuelles.
 

L'instructeur sport en chef était un passionné de son métier et a toute de suite voulu me montrer la nouvelle halle sportive qui est en construction sur la place d'armes. Sur le chemin nous passons la place principale, ou s'entrainaient des soldats d'autres compagnies. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre des photos. 


 





Notez que tous les soldats portent des bonnets, équipement obligatoire pour les entrainements sportifs par temps froid. Les soldats avec les vestes thermiques les ont misés pour ne pas se refroidir après un sprint.

 



Sprint à 100m. L'instructeur sport donne le départ.



 

Répétition de gestes de base de combat rapproché.

 



 

 

Je ne peux m'empêcher de demander aux soldats: ces entrainements sont-ils réguliers, ou c'est juste pour la camera? Ils me répondent, que les entrainements sur la place et dans les salles de sport sont régulières. Mais bien sur, pour les journalistes, on fait quelque chose d'un peu plus impressionnant que d'habitude.  

Après ce petit détour, nous arrivons au nouveau complexe sportif en plein réaménagement.


 


 





Je ne publie pas les clichés des vestiaires et des douches. Je vous assure, tout est fait au plus haut niveau!

La salle avec les nouveaux appareils de musculation impressionne. Surtout quand on pense que c'est pour des soldats.



 



Ensuite on me montre la salle pour entrainement au combat rapproché. La salle est déjà utilisée pour l'instruction. L'instructeur – un colosse spécialiste des arts martiaux.


 

L'inventaire des équipements


 


 



La salle fitness est en service. Mais j'ai l'impression que les soldats ne viennent pas souvent par ici.


 


 

La salle est ouverte aux membres de famille des militaires, et ce gratuitement. Le commandement de brigade a des projets pour engager des instructeurs civils.


 

Sur ce, la fin de la partie sur l'éducation physique. Prochainement: la marche de service, l'instruction au combat et mes impressions générales.



A lire aussi: 

Deuxième partie. Alimentation  russoswiss.livejournal.com/1254.html



A venir:

Troisième partie. Simulateurs et équipements de formation

Quatrième partie. Les cantonnements

Cinquième partie. La vie quotidienne

Sixième partie. Formation au combat

 

 

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